L’Oubli

Création 2018 – Télécharger le dossier de production

Pièce de théâtre adaptée du roman de Frederika Amalia Finkelstein, éditions Gallimard

« En observant Martha Eichmann, je me suis demandée si elle n’était pas déjà morte, emmurée vivante par la trace qu’a laissé son grand-père sur le monde et que son nom lui a transmis. Je me pose parfois la même question à mon endroit, suis-je emmurée vivante par la trace qu’ont laissé sur moi mes ancêtres? » – Frederika Amalia Finkelstein

« Lorsque j’ai découvert « L’Oubli » de Frederika Amalia Finkelstein, j’y ai trouvé une amie. Une jeune femme qui pouvait décrire, là, dans ce texte, exactement ce que je ressentais et ce que je vivais au quotidien mais qui, elle, avait le courage d’écrire : « Je veux oublier ». » – Julie Benegmos

« L’Oubli » met en scène Alma, une jeune femme qui, grâce aux jeux vidéos et aux nouvelles technologies, trouve des astuces pour échapper au poids du passé familial, tout en honorant son devoir de mémoire. Ce projet mêle sur scène, texte, vidéos et images documentaires des jeunes qui vivent aujourd’hui à côté de l’ancien camp de concentration d’Auschwitz.

Mise en scène et interprétation : Julie Benegmos

Production : Compagnie Libre Cours

Co-productions : Direction Régionale des Affaires Culturelles / Occitanie, Ville de Paris, Ville de Montpellier, Théâtre Jean Vilar – Ville de Montpellier, CROUS de Montpellier dans le cadre du dispositif TRIOLETTO, Réseau en Scène Languedoc-Roussillon dans le cadre de son accompagnement au Collectif En Jeux, Fondation du Judaïsme Français, Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Partenariats : ESAT La Bulle Bleue / ADPEP 34, Humain Trop Humain – Centre Dramatique National de Montpellier (Laboratoire numérique), La Baignoire – lieu des écritures contemporaires, La Grange – Association Bouillon Cube, Le Ciné-Théâtre – Ville de Saint-Chély d’Apcher (Scènes croisées de Lozère), Le Périscope – Association Kaléidoscope, Théâtre Albarède – Communauté de communes des Cévennes gangeoises et sumémoises, Théâtre de Pézenas – Ville de Pézenas, Théâtre en Garrigue – Association Garrigue Danse Rivage.

Calendrier des réprésentations :

  • 10 et 11 janvier 2018 –  Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34)
  • 18 janvier 2018 –  Théâtre Le Périscope, Nîmes (30)
  • 25 janvier 2018 –  Scènes Croisées de Lozère, Ciné-Théâtre Saint-Chély d’Apcher (48)
  • 8 mars 2018 –  Théâtre de L’Usine – Scène conventionnée Théâtre et théâtre musical, Figeac / Saint Céré (46)
  • 10 avril 2018 –  Résurgence, saison des arts vivants – Communauté des Communes Lodévois et Larzac , salle des fêtes de Fozières (34)
  • 13 avril 2018 –  Théâtre Albarède – Communauté de communes des Cévennes gangeoises et sumémoises, Ganges (34)
  • 23 mai 2018 – Théâtre+cinéma – Scène Nationale Grand Narbonne (11)
  • 10 août 2018 – Théâtre en Garrigue, Port-la-Nouvelle (11)
  • 24 août 2018 – La Grange – Bouillon Cube, Causse-de-la-Selle (34)
  • 11 et 12 octobre 2018 – Le Trioletto, Montpellier (34)

Écho presse :

« Intense, troublant et nourrissant, ce spectacle vaut le détour (…) L’héroïne veut passer à autre chose. Mais « qui songe à oublier se souvient ». À l’instar des mots de Montaigne, c’est peine perdu. Après avoir lutté en vain, un lent processus d’acceptation démarre. Étape par étape. Au travers du jeu d’acteur soigné de la comédienne, le spectateur suit la métamorphose laborieuse et fragile d’Alma. Elle se confronte à la réalité. Rencontre les habitants de la ville d’Auschwitz qui vivent, se marient et sont heureux malgré la tourbe d’atrocités qui les entourent. Peut-elle admettre que cela soit possible ? Elle va accepter. Tendre vers le bonheur malgré tout. Comment faire autrement ? C’est la voie que propose Julie Benegmos dans son spectacle. À partir d’un sujet encore aujourd’hui tabou, « L’oubli » nous fait nous poser des questions essentielles. Comment vivre sans s’effondrer sous le poids du passé ? Une pièce riche qui nous invite à aller de l’avant, sans jamais oublier. »

«  Le spectateur est entraîné par son avatar dans les affres de l’Histoire et dans l’enfance d’Alma, avec ses peurs et ses fantasmes. Il suit ses réflexions, sans savoir où s’arrête la vérité et où commence le mensonge. Car peu à peu, Alma perd le fil. Elle oublie, se remémore, finit par s’inventer sa propre histoire familiale pour échapper à la grande Histoire de l’humanité. Et avoir le droit d’oublier les femmes, les enfants et les vieillards morts Auschwitz qui l’empêchent de dormir la nuit. »